En finir avec la peste et le choléra

Les conséquences de la pauvreté sur la santé sont terribles : l’espérance de vie devrait baisser au Congo, en Côte-d‘Ivoire, en Ouganda, en Républicaine centrafricaine et en Zambie, passant de 43 à 42 ans, tandis que dans les pays riches elle s’élèvera de 78 à 79 ans et plus.

Dans ce contexte inquiétant, l’OMS estime cependant possible d’éradiquer, d’ici à cinq ans, la policmyélite, la rougeole et le tétanos néonatal.

Un délai qui permettrait aussi de contenir la lèpre et la dracunculose, de réduire de 80 % le nombre de porteurs de l’hépatite B grâce au vaccin. de faire baisser d’au moins 15 % le taux de décès par maladies cardiaques chez les moins de 65 ans. et de réduire de moitié le nombre de décès de femmes en couches. L’OMS, qui s’était donné pour slogan la santé pour tous en l’an 2000 », a dû, en 1995 réviser ses objectifs.

Ces deux maladies sont devenues synonymes des grands fléaux qui ont frappé l’humanité. Elles sont en régression mais peuvent ressurgir à tout moment.

La peste et le choléra n‘ont pas disparu mais ont été domestiqués parla médecine, dès qu’un foyer épidémique est signalé, la peur s’empare des populations. Ainsi, l’épidémie de peste pulmonaire déclarée en Inde pendant l’été 1994. si elle a touché 6 344 personnes et en a tué 55, a provoqué un exode massif et créé une inquiétude mondiale.

Une infection de ce type ne peut plus tuer le quart ou peut-être le tiers de la population européenne. comme elle l‘a fait lors des deux premières pandémies : la peste de J ustiniem qui s‘étendit dans tout le bassin méditerranéen en 542 apr. J.-C., et la peste noire de 1346 à 1353.

Une troisième pandémie débuta en 1891 en Chine et dessina les foyers actuels de peste endémique. Un

peu plus de 1 500 cas sont déclarés chaque année dans le monde, dont un peu moins de 200 mortels.

Les flambées de peste n’apparaissent pas par hasard : en 1993, la maladie se déclare au Zaïre.

pays en décomposition sociale, touchant 267 personnes et en tuant 70. En Inde, elle éclate à Surat au cœur d’une région riche en diamants et en or, où les puces portées par les rats transmettent le bacille de Yersin. Or, dès le 6 août 19941‘Etat de Maharashtra, plus méridional, avait été placé sous surveillance en raison de la prolifération de puces et de rats dans certains villages du district de Beed.

Le premier cas humain était déclaré le 26 août, La lutte contre la peste passe par cette prévention vigilante : détruire d’abord les puces pour qu’elles ne se réfugient pas sur l’homme, puis dératiser.

Lorsque la maladie se déclare, le traitement doit être engagé très rapidement. C’est ainsi que la peste a moins tué, proportionnellement, en Inde qu’elle ne l‘a fait au Zaïre.

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