carence de l’iode, un bon Business des compagnies médicales

Face aux progrès de la médecine et de l’hygiène, les grandes maladies catastrophiques des siècles passés ont cédé du terrain. Mais il reste encore beaucoup à faire dans des pays qui sont loin d’avoir acquis les moyens de lutter efficacement.

A ce jour, l’homme n’est parvenu à éradiquer de la surface de la terre qu‘une seule maladie. la variole. On peut espérer qu‘il en sera de même pour la poliomyélite à l‘aube du XXIe siècle, et à plus long terme pour la lèpre. Eradiquer une maladie ne signifie pas la prévenir ou la soigner, mais la faire disparaitre.

Les moyens à mettre en œuvre, considérables, doivent l‘être de façon systématique sur tous les continents.

Cependant, les meilleures mesures d’éradication se heurtent dans les pays en voie de développement, à un exode rural et à une extension des bidon-villes où la surpopulation.

la pauvreté et l’insuffisance des systèmes d’assainissement rendent le combat contre certaines maladies presque impossible.

Les moyens nécessaires pour améliorer certains aspects de la situation sanitaire dans ces pays ne paraissent pourtant pas inaccessibles.

Le remède contre la carence en iode, par exemple, qui touche plus de 1,5 milliard d’individus dans le monde (il suffit d‘ajouter de l’iode dans le sel alimentaire) est connu depuis 90 ans et son  coût (moins de 0.1 euro par personne et par an) est dérisoire.

655 millions de personnes souffrent d‘un goitre, signe le plus apparent de la carence en iode. également responsable du crétinisme congénital dont furent atteints quelque 120 00  enfants nés en 1990: près de 6 millions d‘enfants à travers le monde suivront ainsi, tant bien que mal. une petite scolarité avant de se fondre dans la masse des 75 millions de jeunes qu’un développement physique et mental amoindri prive de tout avenir.

Or, sur 94 pays où cette carence fait des ravage, 58 réussiront sans doute à ioder 95% des approvisionnement en sel alimentaire avant la fin de 1995, et il suffirait de peu de chose pour que 32 autres puissent atteindre cet objectif.

Même chose pour lu carence en vitamine A, qui augmente de 20 à 30% les risques de maladies mortelles pour 230 millions d‘enfants et qui a fait perdre la vue à 500 000 d‘entre eux : des légumes à feuilles vertes ou trois capsules de vitamine A.

Or, sur 67 pays à risques où vivent les deux tiers des enfants menacés, 35 seulement pourraient éliminer presque totalement l‘avitaminose A avant la fin de l’année.

 

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